Amour et plaisir sexuel

Ne pas confondre pas amour et plaisir sexuel

La confusion entre amour et plaisir sexuel est la source de bien des maux. Nombre de personnes pensent que les deux sont (ou devraient être) indissociables. C’est  l’illusion la plus commune du mariage traditionnel. On se marie « pour la vie » on s'aime « pour la vie » et l’on doit n’éprouver  de plaisir sexuel qu’avec son conjoint, « en pensée, en paroles ou en action ». Tout manquement, aux yeux des religions, est un péché plus ou moins grave selon ses conséquences, tempéré par le cynisme du : « ni vu, ni connu ». Le plaisir solitaire est strictement interdit, sous peine de damnation dans l’éternité, et dans l’immédiat, de surdité, de stupidité, voire de perte des cheveux ! La femme n’avait surtout pas à éprouver de plaisir, et seul l’homme pouvait avoir une véritable sexualité. De nos jours encore, combien font semblant de croire que les femmes n’ont pas autant de fantasmes que les hommes, autant de besoin de jouissance, et plus généralement, de sexe ? À combien de personnes a-t-on fait croire  que la sexualité n’avait pour but que la procréation? Et que le plaisir, même en couple était un péché qu’il fallait expier ?

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Il faut d’abord considérer que la conception actuelle de l’amour n’a rien d’universel et qu’elle traîne comme idéal, (ou boulet !) celui du coup de foudre, de l’amour passion, de l’amour fou. Cet amour absolu est censé  satisfaire tous les besoins, et entre autres, apporter un plaisir exceptionnel. Or, qu’on le veuille ou non, le plaisir, comme la douleur, est toujours une sensation personnelle qui peut certes être aiguisée par des éléments extérieurs, mais ne peut jamais être partagé, contrairement à ce que l'on se plaît à dire. Si jamais vous souffrez d’une rage de dents, quels que soient le désir ou les efforts de votre partenaire, vous aurez bien du mal à atteindre l'extase, et votre partenaire, heureusement pour lui, ne partagera pas votre souffrance. Pourquoi croire que cela est différent lorsqu'il s'agit de plaisir ? Lorsque l’amour s’use avec le temps, la capacité d’éprouver du plaisir ne disparaît pas ! Reconnaître que  son partenaire peut connaître un plaisir dont on n’est pas l’auteur, n’est pas s’en désintéresser, et à plus forte raison, le mépriser, c’est lui reconnaître sa liberté, sa singularité, sa richesse.

L’amour dépend étroitement d’une autre personne qu'il est impossible de connaître : chaque être est d’une infinie complexité qui ne cesse d’évoluer ; la fusion, surtout sur une longue période, est  impossible.  Le plaisir, lui, se renouvelle facilement car il dépend uniquement de celui qui l’éprouve, même si mille choses, dont l’amour, peuvent le doper... ou le détruire ! Le tantrisme ne s’intéresse pas à l’amour, car il s'agit d'une relation qui, à la longue, est déconnectée du plaisir, si bien que l'on peut toujours vivre ensemble heureusement sans plus avoir de relations sexuelles.  En revanche le trantrisme valorise le plaisir qu’il considère comme un moyen privilégié de l’épanouissement d'un être humain unique. Ce qui permet à une personne comblée, de diffuser autour d'elle ce bonheur. 

 

 

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