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  • La vague tantrique

    La vague tantrique

  • La confidentialité

    En toute sécurité...

    Pour arriver à se détendre, il faut évidemment se libérer de toute préoccupation, de tout souci, de tout stress. Cela commence dès le moment où le tantrisme vous a séduit et que vous désirez venir chez Tantrapura.  Il s'agit la plupart du temps d'une démarche personnelle (pour une personne ou un couple) et vous n'avez souvent aucune envie que votre entourage, votre famille, vos amis soit au courant : le tantrisme , comme les massages, jouissent le plus souvent d'une mauvaise réputation, et dans une société de plus en plus pudibonde, vous ne souhaitez pas passer aux yeux des autres pour des dépravés. Les réseaux sociaux deviennent omnipotents, et même si vous ne faites rien de mal, vous pouvez y être jugés, voire condamnés par des gens qui veulent vous nuire. La paranoïa est telle que certain masseur, sur son propre site, affirme vouloir rester anonyme pour ne pas être reconnu de ses voisins ou de sa famille !

    Sachez d'abord que le site Tantrapura est sécurisé grâce au système https qui rend l'accès à ses données impossible, disons du moins très compliqué. Tout ce qui passe par ce site est donc protégé. Vous pouvez répondre que si des hackers de haut vol parviennent à entrer dans des sites très sensibles, ils n'auront aucun mal à  briser la protection de Tantrapura. Mais pour quel bénéfice ? Le jeu n'en vaut vraiment pas la chandelle, et la protection https suffit pour arrêter les "petits" malveillants .

    miniature indienne, les fastes de l'amour.

    Sachez ensuite que la confidentialité des échanges est primordiale pour Tantrapura : il n'existe aucun fichier susceptible de donner une quelconque information sur votre visite ; il n'y a donc rien à pirater ! Aucune photo, aucun enregistrement, et comme lors des stages, il n'y a pas de "temps de parole", comme vous ne vous sentirez pas obligé de dire des choses intimes, il n'y aura rien à répéter de la part d'autres participants ! Dans un couple, ce qui est dit par l'un en privé n'est jamais transmis à l'autre, et si, à l'extérieur, le hasard nous amenait à nous rencontrer à nouveau, ce sera toujours vous qui ferez le premier pas. N'y voyez donc pas d'ingratitude ou d'impolitesse, mais simplement de délicatesse.

    Ceux qui sont venus ont pu le constater : ils ne sont jamais relancés (ils ne se trouvent donc sur aucun fichier), et s'ils veulent rester en contact, ce sont toujours eux qui rappellent en premier ou envoient un message. Si vous téléphonez, Tantrapura vous rappelle rapidement (si c'est impossible, il envoie un SMS), et si vous demandez à ne pas être rappelé, ou bien à ne l'être que dans certaines conditions, cela sera respecté.

    Si Tantrapura dispose d'un parking, il n'y a sur ce parking et dans le hameau, aucune caméra de surveillance, donc aucune image de votre présence.  Vous pouvez donc contacter Tantrapura et y venir sans avoir le sentiment de prendre de risque, l'esprit en repos, ce qui est une condition fondamentale du laissez-aller. Mais au-delà de tout cela, pensez que le regard des autres importe peu. Vous êtes là pour vous, et non seulement, vous ne faites rien de mal, mais au contraire, vous vous faites du bien.

  • Régénérer un couple

    Combien de temps encore ?

    "Combien de temps encore ... ?" chantait Serge Reggiani pour crier son amour de la vie, au moment où la sienne s'obscurcissait. Pour de très nombreux couples, une fois les premières années passées, le désir s'amoindrit, la sexualité devient une routine et s'espace. On prétexte alors qu'il s'agit du temps des enfants, ce qui justifierait l'atténuation du désir, faisant oublier qu'un couple ne peut n'exister  que par rapport à eux. De plus, ce temps passe vite, et une fois les enfants partis, la "mission" étant accomplie, beaucoup de parents n'attendent plus que de devenir... grands parents. Finis les rêves érotiques, la sensualité, le sexe... pour conclure : "tout a un temps", ou bien "ce n'est plus de notre âge". Or, à force de ne plus raviver la sexualité, elle disparaît, ce qui se répercute dans tout l'organisme qui, évidemment, "prend un coup de vieux" .

    De nos jours, pour échapper à ce mécanisme qui touchait nombre de leurs parents,  les jeunes couples se séparent dès que l'attrait réciproque diminue. Naturellement, ils avancent mille bons arguments pour éviter de donner le principal : leur vie sexuelle ne les statisfait plus, ils pensent ne plus rien avoir à découvrir l'un de l'autre. S'ils recherchent un(e) autre partenaire, ce n'est pas pour trouver mieux, quoi qu'ils puissent dire ; en changeant, ils pensent retrouver des sensations perdues, éprouver à nouveau du désir, se sentir pleinement vivre. L'esprit que le corps a pris en défaut, trouve toujours mille autres bonnes raisons pour justifier un nouveau choix... 

    Combien de personnes seules ou en couples pensent qu'une fois 60 ans, voire moins, elles n'ont plus à avoir de sexualité ? Et dans un couple uni, quel que soit l'âge, n'arrive-t-il pas que lorsqu'un des partenaires manifeste quelque désir, l'autre, pour lui faire plaisir, ou simplement pour être tanquille accomplisse sans aucun enthousiasme un "devoir conjugal", en espérant que ça s'arrêtera bien vite. Cette expression n'est-elle pas suffisamment explicite ?

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    Pour entretenir une relation amoureuse, il est indispensable de la revigorer, de lui redonner force. Il existe évidemment bien des recettes : des "médicaments", herbes ou champignons miraculeux, des livres ou des films érotiques, des échanges sexuels avec d'autres partenaires ou couples, des expériences de soumission, de domination. Tout cela fonctionne - sinon cela n'existerait pas - mais le risque est grand de tomber, soit dans une addiction, soit dans une nouvelle lassitude.

    Le tantrisme offre aux couples comme à ceux qui sont seuls, une possibilité tout à fait originale. Ceux qui viennent seuls profitent d'un moment de bien-être qui ne va pas au-delà. Ceux qui décident de venir en couple vont aussi se redécouvrir : revalorisant chaque partenaire, il permet à chacun de voir en l'autre mille choses, tant physiques que spirituelles qu'il ignorait. Pourquoi chercher alors ailleurs la nouveauté ? De plus, il existe une multitude de chemins tantriques que chacun peut suivre à son rythme, sans rien changer au reste de sa vie. Pour une fois, l'homme et la femme sont parfaitement égaux et peuvent éprouver un sentiment de fusion. Le plaisir est immédiatement ressenti, et c'est le meilleur encouragement, la récompense la plus facile. La sexualité s'enrichit car elle est renouvelée. Il n'y a plus de limite d'âge, ou de toute autre nature. Le bien-être est également spirituel et se répercute dans le reste de la vie. Alors combien de temps encore ?

    Beaucoup plus que ce que vous ne pourriez l'imaginer.

     

     

  • Amour et plaisir sexuel

    La confusion entre  l'amour et le plaisir sexuel

    La confusion entre l'amour et le plaisir sexuel est la source de bien des maux. Nombre de personnes pensent que les deux sont (ou devraient être) indissociables. C’est  l’illusion la plus commune du mariage traditionnel. On se marie « pour la vie » on s'aime « pour la vie » et l’on doit n’éprouver  de plaisir sexuel qu’avec son conjoint, « en pensée, en paroles ou en action ». Tout manquement, aux yeux des religions, est un péché plus ou moins grave selon ses conséquences, tempéré par le cynisme du : « ni vu, ni connu ». L'héritage est lourd à assumer. Le plaisir solitaire était strictement interdit, sous peine de damnation dans l’éternité, et dans l’immédiat, de surdité, de stupidité, voire de perte des cheveux ! La femme ne devait jamais éprouver de plaisir, au risque de passer pour une dévergondée. Seul l’homme pouvait développer une certaine sexualité qui, dans cette logique, transformait la femme en objet. De nos jours encore, combien font semblant de croire que les femmes n’ont pas autant de fantasmes que les hommes, autant de besoin de jouissance, et plus généralement, de sexe ? Pendant des siècles, on a imposer l'idée que la sexualité n’avait pour but que la procréation,  et que le plaisir, même en couple, était un péché que l'on devrait expier tôt ou tard. Et l'amour ? Le mariage ne devant pas être une affaire sexuelle, la plupart des unions étaient arrangées, et l'on se contentait de dire que cet amour viendrait... après. Ou alors pas du tout, ce qui n'était pas si grave que cela puisque le divorce, dans bien des religions, était impossible. D'autant que l'absence d'amour n'empêche pas de procréer. 

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    Il faut d’abord admettre que la conception actuelle de l’amour en occident n’a rien d’universel et qu’elle traîne comme idéal (ou boulet !), le mythe du "coup de foudre", de l’amour passion, de l’amour fou. Toute la littérature en montre pourtant l'échec, l'archétype étant Roméo et Juliette. Cet amour absolu est censé satisfaire tous les besoins, et apporter une extase d'autant plus vive qu'il n'est pas consommé. Il devrait pourtant conduire à la fusion éternelle de deux êtres. Or qu’on le veuille ou non, le plaisir, comme la douleur, est toujours une sensation personnelle qui peut certes être aiguisée par l'autre mais qui dans la réalité n'est jamais partagée, contrairement à ce que l'on se plaît à dire. Si jamais vous souffrez d’une rage de dents, quels que soient le désir ou les efforts de votre partenaire, vous aurez bien du mal à atteindre l'extase, et votre partenaire, heureusement, ne partagera pas votre souffrance. Pourquoi croire que cela est différent lorsqu'il s'agit du plaisir ? Lorsque l’amour s’use avec le temps, la capacité d’éprouver du plaisir ne disparaît pas. Reconnaître que  son partenaire peut connaître un plaisir dont on n’est pas l’auteur, n’est pas s’en désintéresser, et à plus forte raison, le mépriser, c’est lui reconnaître sa liberté, sa singularité, sa richesse.

    L’amour dépend étroitement d’une autre personne qu'il est pourtat impossible de connaître parfaitement : chaque être est d’une infinie complexité qui ne cesse d’évoluer ; la fusion, surtout sur une longue période, est  donc impossible.  Le plaisir, lui, se renouvelle facilement car il dépend uniquement de celui qui l’éprouve, même si mille choses, dont l’amour, peuvent le doper... ou le détruire ! Le tantrisme ne s’intéresse pas à l’amour, qui ne se trouve pas dans le même registre puisque l'on peut vivre ensemble heureusement sans même avoir de relations sexuelles.  Le trantrisme valorise le plaisir, qu’il considère comme le moyen privilégié de l’épanouissement d'un être humain. Paradoxalement, ce plaisir individuel renforce les couples, car une personne comblée rayonne d'un bonheur qui rejaillit sur tous ceux qui l'entourent.

     

  • Les 5 M

    Oubliez les interdits

    Les  "5 M". Voici une expression bien bizarre pour les non initiés  ! Il ne s'agit pas d'une pratique secrète mais tout simplement de cinq éléments que la tradition indienne retient dans ses pratiques. La lettre "M" correspond à l'initiale de mots sanscrits : Mamsa (la chair), Matsya (le poisson), Madya (le vin) Mudra (le grain), Maithuna (la relation sexuelle). Le Panchamakara, est le rituel des 5 M. Dans la tradition indienne, le chiffre 5 organise la vision du monde, et tout est divisé en cinq catégories : non seulement les 5 sens que nous connaissons bien, les 5 éléments (eau, terre, feu, air et éther), mais aussi les 5 directions (on ajoute aux quatre directions qui nous sont familières, une cinquième, le centre)... et cela se décline dans des centaines de domaines.

    Pour les ascètes, ces 5 M étaient considérés comme des poisons dont ils s'interdisaient la consommation, moins pour des raisons philosophiques, que parce qu'ils pensaient que leur consommation - et surtout leur abus -  pouvait perturber leur méditation : une nourriture trop riche, de l'alcool, ou des ébats sexuels, risquaient de les éloigner de leur but, voire de leur faire perdre conscience, notamment en les incitant par exemple à s'endormir. Ces restrictions ont été adoptées, en tout ou partie, par de nombreux religieux, toujours pour les mêmes raisons, un autre motif venant s'y greffer : celui de ne pas dépenser pour ces 5 M des richesses qui devaient revenir à la communauté : par exemple avoir des enfants, une conséquence logique de l'acte sexuel, impliquait ensuite de devoir dépenser pour eux de l'argent (nourriture, vêtements, éducation...), et de leur assurer un avenir, au détriment donc de l'Institution.

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    Un certain nombre de personnes cherchent actuellement à vivre selon ces principes, pensant qu'il s'agit d'une purification bienfaisante censée donner une vie meilleure, et, pour ceux qui méditent, d'un prélude à une méditation devant conduire à l'éveil. Cela touche de nos jours essentiellement la nourriture, avec l'illusion de ne pas nuire aux autres créatures qui vivent sur la terre en pratiquant cette "règle" : le végétarisme et son dérivé le véganisme en sont la manifestation la plus connue. 

    Dans la tradition bouddhiste, le Bouddha, après avoir pratiqué les ascèses les plus extrêmes a considéré que cela n'amenait pas à l'éveil et n'apportait rien. Le tantrisme s'oppose fondamentalement aux pratiques ascétiques, tout en respectant ceux qui s'y adonnent : il n'exclut personne et accepte fondamentalement  les différencers de sexe, d'âge, de couleur de peau, de religion... Il pense que la libération de l'esprit commence par la libération des tabous qui empoisonnent l'existence, or tous les interdits sont autant de tabous. Dans sa revendication de libération et de liberté qui l'ont toujours fait mal voir des autorités et des sociétés organisées, il n'impose aucun contrainte, à partir du moment où un choix ne nuit pas aux autres. S'il vous nuit à vous, comme l'excès de boisson par exemple, vous en paierez les conséquences... Ce n'est que si vous souhaitez mener une vie monacale que le respect de ces interdits s'imposera.

    La nourriture, si possible équilibrée, est indispensable à la vie, et surtout au développement. Supprimer la viande, le poisson, les laitages, ou certains légumes provoque naturellement un déséquilibre que seuls les plus riches peuvent compenser en achetant des produits de substitution. De toute manière, les animaux, comme les plantes... et les êtres humains, finissent tous par mourir un jour, et servent de nourriture à d'autres créatures. Toute vie se nourrit de la mort. Voilà pourquoi le tantrisme vous laisse libre, et vous encourage au contraire à profiter de tous les plaisirs de la vie, car il considère que cette vie est merveilleuse. Il s'agit d'une philosophie du bonheur, non de la souffrance, et il pense que c'est déjà dans ce monde qu'il faut trouver le bonheur, non dans un autre que personne ne connaît. La pratique tantrique, même et surtout lors de rituels, encourage à transgresser ces interdits.

  • Laissez-aller !

    Une parenthèse enchantée

    Combien de fois avez-vous l'impression d'avoir tellement de choses à faire que vous vous sentez submergé ? Combien d'entre vous passent une bonne partie de leur vie à courir, parfois simplement pour assurer l'essentiel ?  Le travail, les loisirs même, la vie familiale dévorent votre temps... Un temps qui passe sans que vous ne vous en rendiez-compte. Un  vieux poète écrivait "Le temps s'en va, ma Dame, le temps s'en va. Las, le temps non, mais nous nous en allons". Les sollicitations sont si nombreuses que vous ne savez souvent plus "où donner de la tête". Le corps comme l'esprit ne suivent plus : insomnie, irritation, stress, "burn out", dépression vous menacent. 

    Le tantrisme vous invite, au moins pendant un temps, à prendre uniquement soin de vous, à décompresser, à oublier vos préoccupations. Il ne s'agit évidemment pas d'une panacée qui transformerait d'un coup de baguette magique toutes ces sollicitations qui vous dévorent, et qui sont souvent indispensables à une vie sociale. A un  niveau très simple, le massage tantrique doit restaurer l'harmonie de votre être, lui apporter un sentiment de légèreté, de paix, et vous permettre, tant qu'il agira, de "voir la vie en rose". Vous n'avez aucun effort particulier à accomplir, pas de jeûne, d'exercice difficile. Rien qu'à vous laisser-aller.

    Dans un premier temps, pensez qu'il ne s'agit que de vous : oubliez votre entourage, même proche, vos activités, votre monde. Pour échapper au temps, vous devez vivre au présent, sans tenir compte du passé ou bien de ce qui arrivera plus tard : pour le passé, il n'y a plus rien à faire, pour l'avenir, vous ne savez pas ce qui vous attend, en bien comme en mal. Seul le présent importe : écoutez votre corps, respirez lentement, laissez flotter vos pensées, et si jamais l'une voulait s'incruster, chassez-là. En un mot, laissez votre corps prendre le dessus sur votre esprit. Vous devez vous sentir bien : au chaud, en confiance, en paix. Les mains du masseur parcourent votre corps, écoutez-les, écoutez vous.

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    Laissez-vous aller au rythme des sensations agréables que vous ressentez : rien ne peut vous faire de mal et la confidentialité est de règle. Le masseur n'est en fait qu'un intermédiaire pour vous permettre de vous retrouver. Vous pouvez pleurer, rire, ou même vous endormir : le carcan qui emprisonne votre vie s'ouvre, vous vous ouvrez au monde, à l'univers, et prenez conscience de cette énergie que vous partagez avec lui. Une énergie qui vous irrigue en circulant dans l'ensemble de votre corps qui, d'une certaine manière, vous inonde. Ne dit-on pas "inondé de bonheur ? ". C'est cela qui vous aidera, une fois le massage terminé, à vous sentir bien et à en prolonger les effets.

     

  • Shiva

    Noms de Dieu(x)

    Le tantrisme actuel n'est pas une religion. Il ne cherche pas à vous convertir à une croyance, à vénérer tel ou tel dieu ; aucun clergé ne le structure, et a fortiori, aucun "pape" ne le dirige. On y trouve pourtant très souvent des références à Shiva et à d'autres divinités indiennes. Le culte de Shiva s'est développé au sein de l'hindouisme, et il existe aujourd'hui en Inde de nombreux temples de Shiva, parfois très importants, avec des officiants, des fidèles, des rites... mais qui rejettent le tantrisme, alors que leurs rites en sont imprégnés ! Autre difficulté : le tantrisme s'est essentiellement épanoui dans le monde bouddhique où il a trouvé ses interprètes les plus connus, ainsi que ses textes fondateurs. Le bouddhisme accepte les divinités hindouistes comme Shiva, dans certains temples bouddhistes même, les fidèles vénèrent un linga, symbole phallique de Shiva. Il est donc bien difficile de s'y retrouver, d'autant que le tantrisme accepte toutes les croyances ... donc  l'hindouisme et le bouddhisme ! Voire l'absence de croyance établie, sa spiritualité étant d'un autre ordre. Pratiquer de nos jours le tantrisme, ce n'est ni devenir hindouiste ou bouddhiste, ni entrer dans une secte. C'est considérer que nous vivons au XXIe siècle en Europe, et non au Xe siècle en Inde, que les chemins vers l'épanouissement sont multiples, et qu'il faut s'accommoder d'un monde moderne nettement plus ouvert que celui dans lequel il est né. Un monde qui permet de profiter de techniques inédites. Il serait aussi  absurde qu'inutile de vouloir ressusciter un monde indien disparu depuis des siècles. L'Inde actuelle subit elle-même de profondes évolutions.

    Love altar to manifest your soulmate

    Mais toute spiritualité a besoin, au moins dans un premier temps et dans une approche simple, de s'appuyer sur des représentations concrètes, qui ont évidemment pour l'initié, valeur de symboles. Le christianisme représente ainsi son Dieu en reprenant les images antiques de Zeus et de Jupiter, familières au monde méditerranéen où il s'est développé. Comme le tantrisme est né puis s'est épanoui en Inde, il est donc naturel qu'il s'exprime avec un vocabulaire, des images, ou des références appartenant à une culture indienne qui procède plus par assimilation que par rejet, donc sans renier l'héritage hindouiste ou bouddhiste. Shiva incarne au mieux cette tradition et on le voit régulièrement, dans les images tantriques (comme ci-dessus), uni avec sa "moitié", Shakti. Ils sont assis face à face, Shakti pénétrée par Shiva, aussi puissante que lui, incarnant la plénitude qui résulte de la fusion des différences, ici l'homme et la femme. Shakti symbolise la force vitale, la déesse mère qui reçoit et donne la vie, l'énergie toute puissante et elle peut d'ailleurs prendre plusieurs noms - Uma, Parvati, Durga, Kali - selon l'activité qu'on lui attribue, créatrice ou destructrice, car tout symbole est ambivalent. Jamais en Inde, n'a existé un être humain appelé Shiva, doté de quatre bras, portant un trident, une peau de tigre. Mais Shiva qui posséderait 1008 noms, aide à concevoir des notions abstraites, et sert ainsi de guide à celui qui cherche un chemin, tout comme, dans le bouddhisme, les bodhisattvas. Ils n'existent que dans l'esprit de ceux qui s'y adressent. Dans le tantrisme, il est possible de choisir pour être guidé une entité  - le yidam - que l'on abandonnera, une fois que l'on aura suffisamment progressé.    

    Dans la pratique du massage, tout est infiniment plus simple, plus concret, et personne ne vous demandera de vous aventurer sur ces chemins philosophiques, mais il est utile de savoir que cette pratique s'inscrit dans une spiritualité aussi riche que complexe, qui lui donne justement sa force singulière, et explique son efficacité. Vous pouvez très bien apprécier un film qui passe à la télévision sans savoir comment il a été fait, ni comment fonctionne votre téléviseur. De même, vous pourrez parfaitement profiter d'un massage sans connaître Shiva et donner à la force vitale qu'il symbolise le nom de prana, de qi, de Bouddha, voire de viridité ou de Jésus... Comme l'esprit se veut toujours aux commandes, il est fondamental de l'obliger à s'ouvrir : si, dès le début, vous vous conditionnez en pensant que le massage ne servira à rien, voire qu'il vous contrariera, inutile d'insister. Commencez par avoir une attitude positive, et laissez faire votre corps. Si vous pensez que toute spiritualité est une baliverne, votre massage vous fera certes du bien, mais sans plus, et ses effets seront limités.